L’intelligence artificielle révolutionne le secteur des études et nous impose une responsabilité collective. Syntec Conseil dévoile aujourd’hui un Manifeste sectoriel qui place la supervision humaine, la transparence et le respect de l’AI Act européen au cœur de notre pratique.
Ce manifeste s’articule autour de 7 engagements fondamentaux :

Chez The BVA Family, nous sommes convaincus que l’intelligence artificielle doit amplifier, jamais remplacer, l’expertise humaine. Notre valeur réside dans notre capacité d’analyse, notre discernement et la qualité de nos restitutions.
L’IA bien maîtrisée nous permet d’être plus efficaces pour vous accompagner dans vos décisions stratégiques, tout en garantissant la fiabilité et l’éthique de nos méthodes.

Dans les études, la valeur réside dans la capacité d’analyse, de discernement et de restitution. Bien utilisée, l’intelligence artificielle peut considérablement amplifier cette valeur. À condition que son usage soit encadré, maîtrisé et transparent, tant vis-à-vis des donneurs d’ordre que des citoyens. C’est tout l’enjeu de cette déclinaison sectorielle du manifeste IA de Syntec Conseil.
Stéphane Marcel, Président de la commission métier Études de Syntec Conseil & Global Chief Growth Officer The BVA Family
Le potentiel des sciences comportementales pour transformer le secteur de la santé est de plus en plus reconnu. En améliorant l’engagement des patients et en façonnant les politiques de santé publique, ces sciences offrent des insights précieux et des outils essentiels pour atteindre de meilleurs résultats en matière de santé. Ce contenu a été élaboré à partir des enseignements tirés de la session Healthcare à l’évènement The Human Advantage Conference 2024 (organisé par The BVA Family) où Ismaël Emelien, fondateur de Zoï, a ouvert la discussion. Cette session a également rassemblé des experts de l’industrie pharmaceutique, notamment Dana Vigier (Alexion, AstraZeneca), Antoine Ferrer (Novartis) et Jean-Christophe Barland (investisseur et conseiller en biotechnologies), venus partager leurs expériences et perspectives. Ensemble, ils ont exploré les bénéfices de l’intégration des sciences comportementales dans les soins de santé et comment elles peuvent être appliquées pour relever des défis spécifiques.


Zoï, une startup française spécialisée dans la médecine préventive, illustre comment une entreprise peut efficacement intégrer les principes des sciences comportementales dans ses opérations. Le fondateur de Zoï souligne que comprendre et exploiter les sciences comportementales est crucial pour réussir dans le secteur de la santé.
Il propose plusieurs conseils à ceux qui souhaitent intégrer les sciences comportementales dans leur propre startup :
Au-delà des entreprises individuelles, les sciences comportementales offrent un potentiel immense pour améliorer les initiatives de santé publique. Elles remettent en question la notion traditionnelle selon laquelle la simple fourniture d’informations suffit à changer les comportements. Au lieu de cela, elles plaident pour une compréhension des interactions complexes entre les facteurs cognitifs, émotionnels et sociaux qui influencent les décisions en matière de santé.
Voici quelques avantages clés de l’application des sciences comportementales à la santé publique :
Plusieurs exemples concrets montrent comment les principes des sciences comportementales peuvent améliorer les résultats de santé :
L’ensemble des intervenants a convenu que les sciences comportementales offrent un potentiel immense pour améliorer les soins de santé, notamment en matière d’engagement des patients et d’observance des traitements.
Cependant, cette intégration n’est pas sans défis. Voici les principaux obstacles discutés lors de la session :
Enfin, l’un des points forts soulevés est l’opportunité qu’offre la combinaison de l’intelligence artificielle et des sciences comportementales. L’IA permet de personnaliser les interventions en fonction des comportements individuels, mais cette approche doit s’accompagner de solides considérations éthiques pour garantir une utilisation responsable.
Les sciences comportementales offrent un ensemble d’outils précieux pour les professionnels de santé, les décideurs et quiconque cherchant à améliorer les résultats en matière de santé. En comprenant les facteurs psychologiques et sociaux qui influencent les comportements, il est possible de concevoir des interventions plus efficaces, personnalisées et engageantes. Les exemples présentés montrent le potentiel des sciences comportementales pour transformer le secteur de la santé, tant au niveau des soins individuels qu’au niveau des politiques de santé publique. À mesure que le domaine des sciences comportementales continue d’évoluer, nous pouvons nous attendre à voir encore plus d’applications innovantes qui amélioreront notre capacité à atteindre de meilleurs résultats en santé pour tous.


Le groupe The BVA Family, à travers ses marques BVA Xsight, BVA BDRC et BVA Doxa, est fier d’annoncer le lancement de BrandXP, une solution innovante conçue pour mesurer et améliorer la santé des marques dans un marché de plus en plus compétitif.


Comment identifier, mesurer et activer de manière opérationnelle les éléments qui laissent des traces mémorielles et qui contribuent à l’image et au capital de votre marque ? BrandXP se positionne comme l’outil clé pour relever ce défi, particulièrement dans un contexte concurrentiel, évolutif et sous contraintes budgétaires.
Les consommateurs ont le contrôle, mais les marques peuvent encore façonner les expériences et les perceptions des consommateurs en s’appuyant sur des insights profonds. Pour ce faire, il est essentiel de comprendre comment la marque est perçue et quelles actions sont nécessaires pour renforcer cette perception.
Les consommateurs sont souvent irrationnels, influencés par d’autres personnes, leur contexte, leurs émotions, leurs habitudes, et agissent fréquemment par intuition. Leurs décisions sont guidées par des processus cognitifs simultanés, allant des plus automatiques aux plus réfléchis. BVA Xsight, pionnier et leader dans l’application des sciences comportementales, a une expertise unique pour comprendre comment les individus prennent leurs décisions et ce qui influence ces dernières.
BrandXP s’adapte totalement à vos besoins spécifiques et à votre budget. Qu’il s’agisse de personnaliser les contenus, de sélectionner des modules spécifiques, d’étudier certaines dimensions ou de benchmarker la concurrence, notre approche est modulaire et flexible.
Les marques existent dans l’esprit des consommateurs sous forme de réseaux complexes de souvenirs, d’émotions, d’expériences, d’associations (couleurs, sons, symboles, etc.). La disponibilité mentale, c’est la probabilité qu’un acheteur remarque, reconnaisse et pense à une marque au moment clé de l’acte d’achat.
Avec BrandXP, les répondants peuvent s’exprimer librement sur la marque grâce à des questions ouvertes. Ensuite, l’IA entre en jeu pour analyser les réponses et relancer automatiquement les participants, augmentant de 30 % la qualité des verbatims.
BrandXP va au-delà de la simple mesure : notre modèle fournit une aide à la décision opérationnelle. Grâce à Clarity, notre outil d’analyse de données basé sur l’intelligence artificielle, nous recueillons un large éventail de dimensions pour vous aider à renforcer votre marque et à prendre les bonnes décisions.
L’intelligence artificielle simplifie la modélisation en réduisant les contraintes de volume, tout en quantifiant et hiérarchisant les leviers ayant le plus d’impact sur l’image de marque. Elle permet également de simuler divers scénarios pour identifier le mix d’actions optimal, qu’il s’agisse d’améliorer l’image ou d’augmenter les intentions d’achat.
Dans un monde où les décisions sont de plus en plus influencées par les algorithmes, la véritable question n’est pas seulement ce que l’intelligence artificielle peut faire, mais comment nous, en tant qu’humains, interagissons avec elle. Elaine Rodrigo, qui occupe le poste de Chief Insights & Analytics Officer chez Reckitt, apporte une perspective unique grâce à ses plus de 20 ans d’expérience dans le secteur FMCG, notamment chez Danone et Mondelez. Connue pour son engagement en faveur de la diversité et de l’inclusion, elle met à profit ses compétences pour transformer les insights et promouvoir un usage éthique et responsable de l’IA. Lors de son intervention à HAC2024, elle a exploré l’intersection entre l’IA et le comportement humain, en soulignant que l’efficacité des organisations dépend de la manière dont elles utilisent ces outils pour soutenir, et non remplacer, la prise de décision humaine.
Passionnée par l’impact des technologies sur les comportements humains, Elaine a axé sa présentation sur trois piliers essentiels : les biais cognitifs, la gestion des émotions, et la nécessité d’une transparence accrue dans l’utilisation des données et des technologies.

Voici les quelques point clés de son intervention à #HAC2024.
L’un des enseignements majeurs de l’intervention d’Elaine Rodrigo porte sur la nécessité de rendre l’intelligence artificielle (IA) plus humaine. Pour elle, cela passe par l’intégration de données contextuelles dans les systèmes d’IA. En effet, les algorithmes doivent pouvoir comprendre non seulement des informations purement numériques mais également les nuances du comportement humain et les contextes dans lesquels évoluent les consommateurs.
Cela exige une collecte et une analyse de données qui dépassent les simples données transactionnelles ou démographiques. Elaine met l’accent sur les données comportementales et attitudinales, qui permettent d’obtenir une image plus nuancée et précise des besoins des consommateurs, notamment dans des environnements en perpétuelle mutation. C’est en alliant ces éléments que les marques pourront mieux anticiper les attentes et offrir des expériences plus personnalisées et pertinentes.
Elaine Rodrigo souligne ensuite la transition actuelle, qui va de la personnalisation classique à l’hyper-personnalisation, rendue possible par l’IA. Grâce aux avancées technologiques, les marques peuvent désormais adapter leurs interactions avec chaque individu en temps réel.
Loin de se limiter à des recommandations produits basées sur des historiques d’achats, l’hyper-personnalisation exploite une combinaison de données historiques, de comportements en ligne, et même des interactions contextuelles pour proposer des offres et des services ultra-pertinents à chaque instant. L’enjeu, selon Elaine, réside dans l’exploitation de ces informations sans empiéter sur la vie privée des consommateurs, un équilibre délicat que les entreprises doivent maîtriser pour construire une relation de confiance à long terme.
Malgré la montée en puissance de la technologie, Elaine rappelle que l’humain doit toujours être au cœur des décisions stratégiques des marques. Dans un monde où les consommateurs sont bombardés de contenu et de messages, la capacité à se connecter de manière authentique et empathique reste une priorité.
C’est ici que la combinaison des sciences comportementales et de l’IA devient cruciale. En s’appuyant sur les connaissances profondes des motivations humaines et en utilisant les capacités d’analyse de l’IA, les marques peuvent créer des expériences qui répondent aux besoins des consommateurs à un niveau émotionnel et rationnel.
Elaine insiste sur le fait que cette approche n’est pas uniquement bénéfique pour les résultats commerciaux, mais qu’elle contribue aussi à renforcer la relation de confiance entre la marque et son public, dans un monde où la loyauté des consommateurs devient de plus en plus difficile à obtenir.
Enfin, Elaine Rodrigo évoque un point de plus en plus essentiel pour les marques : la durabilité. Dans un contexte de crise climatique et de pressions sociales croissantes, les entreprises doivent intégrer les enjeux environnementaux et sociaux dans leur stratégie globale.
Pour notre experte invitée, il est clair que la durabilité ne doit pas être perçue comme une contrainte, mais comme une opportunité de créer de la valeur pour l’entreprise et ses clients. En utilisant l’IA et les données comportementales pour mieux comprendre les attentes des consommateurs en matière de durabilité, les marques peuvent non seulement répondre à ces attentes, mais aussi innover de manière responsable.
L’intervention d’Elaine Rodrigo à l’édition2024 de The Human Advantage Conference a offert des perspectives éclairantes sur la manière dont l’IA et la psychologie comportementale peuvent être intégrées pour optimiser la prise de décision en entreprise. En mettant l’accent sur la transparence, l’éthique, la gestion des émotions et l’apprentissage continu, Elaine Rodrigo a incité nos participants à envisager des approches novatrices et responsables dans leur utilisation de l’IA.

Olivier Sibony, professeur à HEC Paris et Fellow Associé de la Saïd Business School de l’Université d’Oxford, a partagé des réflexions percutantes sur le rôle de l’intelligence artificielle dans le processus décisionnel stratégique lors de la Human Advantage Conference 2024. Fort de son expérience en tant qu’ancien partenaire senior chez McKinsey & Company et auteur de plusieurs ouvrages, dont le best-seller Noise: Why we make errors of judgement and how to avoid them, il a su aborder les enjeux critiques liés à l’IA dans le domaine du market research, du conseil et des insights.

Au début de son intervention, Olivier a souligné que l’intelligence artificielle transforme la manière dont les décisions sont prises, en enrichissant le processus tout en posant également des défis importants. Pour lui, « L’IA tente d’automatiser ou de remplacer certaines tâches humaines », ce qui amène à questionner le rôle futur des professionnels des insights. Il a encouragé les participants à réfléchir à la manière dont les chercheurs et les professionnels du secteur doivent se préparer à cette ère technologique, en reconnaissant les opportunités tout en restant vigilants face aux risques associés.
L’un des points centraux de son discours a été l’influence persistante des biais cognitifs sur les décisions, même dans un environnement d’IA. Il a observé que, même avec des données précises, « notre perception peut être déformée par nos préjugés ». Cette constatation renforce l’importance de la compétence humaine dans l’interprétation des données, car « les données ne parlent pas d’elles-mêmes ».
Pour illustrer cette notion, Olivier a mentionné le cas de la prise de décision dans les entreprises, où des biais tels que le biais de confirmation peuvent entraîner des erreurs significatives. Il a expliqué comment, par exemple, les dirigeants peuvent avoir tendance à rechercher des informations qui confirment leurs préjugés tout en ignorant des données contradictoires. Cela met en évidence le besoin de structures et de processus qui atténuent ces biais, même lorsque des outils d’IA sont utilisés pour analyser les données.
En soulignant le besoin d’accompagnement humain à chaque étape critique de la prise de décision, Olivier a déclaré : « Un être humain a un besoin profond d’un autre être humain pour valider son choix ». Ce besoin de soutien, qu’il s’agisse d’un collègue, d’un consultant ou d’un conseiller, est essentiel dans un contexte de décisions complexes.
Il a argumenté que ce ne sont pas seulement les compétences techniques qui feront la différence, mais également les compétences interpersonnelles et le storytelling. Les professionnels doivent apprendre à transformer les données en récits significatifs afin de gagner la confiance de leurs clients.
Les compétences clés qu’Olivier a identifiées incluent :
En conclusion de son intervention, Olivier a plaidé pour une collaboration harmonieuse entre l’humain et la machine. Il a insisté sur le fait que, bien que l’IA puisse compléter le travail des chercheurs, « elle ne doit pas remplacer l’élément humain dans le processus décisionnel ». Selon lui, « à l’avenir, la valeur résidera non seulement dans l’expertise technique, mais également dans la capacité à établir des relations humaines solides ».
Il a averti que « les décisions stratégiques ne peuvent pas être entièrement confiées à des algorithmes », car la confiance, l’intuition et la compréhension humaine demeureront des éléments cruciaux dans le processus décisionnel.
L’intervention d’Olivier Sibony à #HAC2024 a mis en lumière des réflexions essentielles sur l’avenir du market research et de la prise de décision stratégique à l’ère de l’IA. Les professionnels doivent s’adapter aux nouvelles réalités technologiques tout en cultivant des compétences interpersonnelles et en demeurant vigilants face aux biais cognitifs.
En embrassant ces défis et opportunités, les leaders et les professionnels peuvent naviguer avec succès dans un paysage en constante évolution, devenant ainsi des acteurs clés de la prise de décision stratégique éclairée.

Quelques ressources additionnelles sur Gerd Gigerenzer et ses travaux, en particulier sur les thèmes de la prise de décision, des risques et des implications de l’intelligence artificielle :
Le secteur des biens de grande consommation (FMCG) est confronté à un double défi : répondre aux attentes croissantes des consommateurs en matière de santé et de bien-être, tout en maintenant une croissance durable. Pierre Chandon, professeur de marketing à l’INSEAD, nous a fait l’honneur cette année d’intervenir à The Human Advantage pour expliquer comment les marques peuvent mettre en œuvre des nudges pour encourager des choix alimentaires plus sains.
Voici quelques point clés de son intervention à #HAC2024.


« And in the context of FMCG, we know that change means changing habits. So what’s a habit? It’s something we do mindlessly because it worked in the past. If you send an SMS to people and ask them, “What are you doing right now, and what are you thinking of right now?” only 57% of the people will say, “I’m thinking about what I’m doing.” Like me, now I’m thinking about what I’m saying. Most of the time, people are doing something and thinking about something else.”
Voici quelques point clés de son intervention à #HAC2024.
Les nudges sont des incitations subtiles qui influencent les comportements des consommateurs sans imposer de restrictions strictes. Pierre Chandon a montré que ces techniques sont particulièrement efficaces dans l’industrie FMCG car elles permettent d’orienter les choix sans forcer la main au consommateur. Cela crée une relation de confiance entre la marque et son public.
L’un des exemples les plus simples et les plus efficaces est le repositionnement des produits dans les rayons. Pour le professeur Chandon, la simple action de placer des aliments plus sains à hauteur des yeux ou dans les zones de circulation principale peut entraîner une augmentation significative de leur consommation.
Il existe pour le professeur Chandon trois principaux types de nudges pour influencer les choix alimentaires :
Bien que les nudges offrent de nombreuses opportunités, ils présentent aussi des défis pour les marques. Il ne suffit pas de pousser à la consommation de produits sains ; il faut aussi que ces produits soient perçus comme attrayants et que leur consommation devienne un réflexe durable. Cela implique de travailler sur l’image de marque, la communication et la mise en avant des valeurs de responsabilité sociale. Ainsi un des points cruciaux est d’éviter de stigmatiser les aliments sains en les présentant uniquement sous l’angle de la santé, ce qui peut décourager les consommateurs. En mettant l’accent sur le plaisir et la simplicité des choix, les marques peuvent réussir à aligner la santé, le business et le bien-être des consommateurs.
Une autre technique largement utilisée est celle des étiquettes de santé positives. En intégrant des messages comme « Bon pour la santé » ou en indiquant les bénéfices nutritionnels de manière visible, les marques augmentent l’attrait des produits sains. Cela devient un critère de choix primordial pour les consommateurs soucieux de leur bien-être.
En plus de la visibilité des produits, le contrôle des portions est un levier clé pour promouvoir une alimentation équilibrée. Pierre Chandon souligne que la réduction des portions peut aider les consommateurs à maintenir des habitudes alimentaires plus saines, sans se sentir privés.
Pour inciter à des choix alimentaires plus sains, il faut ainsi « parler à la main et au cœur et non au cerveau ». Autrement dit, modifier l’environnement alimentaire (via des nudges comportementaux) et jouer sur les émotions et le plaisir (nudges affectifs) sont des leviers beaucoup plus efficaces que la simple diffusion d’informations nutritionnelles.

Invité à The Human Advantage Conference 2024 pour la session de clôture de l’évènement, le professeur Gerd Gigerenzer, directeur du Harding Center for Risk Literacy, a abordé des questions cruciales liées à l’intelligence artificielle (IA) et à ses implications sur la société moderne. Dans un monde où les technologies numériques sont omniprésentes, Gigerenzer a proposé une analyse lucide des limites de l’IA et des risques qu’elle engendre, tout en offrant des pistes pour « rester intelligent dans un monde intelligent », thème central de son intervention.

Le professeur Gigerenzer a commencé par souligner que l’IA, malgré ses promesses, est loin d’être une « super intelligence » capable de tout résoudre.
Il a distingué les environnements où l’IA excelle, à savoir les mondes stables, comme le jeu d’échecs ou les modèles prédictifs basés sur de grandes bases de données, des mondes incertains où l’IA échoue souvent. « Lorsque l’IA tente de prédire des comportements humains, elle se heurte à des échecs », a-t-il déclaré, citant l’exemple du projet Watson Oncology d’IBM, finalement démantelé.
Il a ajouté que « l’IA est plus performante dans des environnements où les règles sont fixes, mais elle peine dans des contextes incertains, comme la prédiction du comportement humain ». Gigerenzer insiste sur la nécessité d’aborder l’IA avec un esprit critique, en reconnaissant ses limites afin d’éviter des attentes irréalistes.
Gigerenzer a également mis en garde contre ce qu’il appelle le « tireur d’élite texan », une illusion statistique où les chercheurs ajustent les modèles pour correspondre aux données disponibles, créant ainsi des corrélations qui semblent significatives mais ne le sont pas. « De nombreuses études en sciences sociales et en économie se contentent d’ajuster leurs modèles aux données et appellent cela une prédiction », a-t-il expliqué, pointant du doigt une mauvaise compréhension des limites des algorithmes complexes. Ce phénomène peut conduire à des décisions basées sur des données erronées, entraînant des conséquences néfastes dans divers domaines, notamment la santé publique, les finances et même les politiques publiques. En soulignant l’importance de l’intégrité des données, Gerd Gigerenzer appelle à une vigilance accrue lors de l’interprétation des résultats fournis par l’IA.
L’un des points clés de son intervention a été la question de la surveillance numérique, exacerbée par l’usage intensif des réseaux sociaux. Il compare ainsi l’expérience des utilisateurs de plateformes comme Facebook et Instagram à celle de clients dans un café gratuit, où « chaque mot que vous dites est enregistré et analysé ». Pour Gigerenzer, « nous ne sommes pas les clients de ces plateformes, nous en sommes le produit ». Cette métaphore illustre bien le paradoxe de la vie privée : bien que les utilisateurs s’inquiètent de la collecte de leurs données, peu sont prêts à payer pour préserver leur vie privée. Il a souligné l’ironie de cette situation, où l’accès gratuit à des services attractifs amène les utilisateurs à sacrifier leur vie privée. En retour, il appelle à une prise de conscience collective et à un changement de mentalité face à la façon dont les données personnelles sont traitées.
Gigerenzer plaide ainsi pour une transparence accrue des algorithmes, en particulier ceux ayant un impact majeur sur la vie des individus, comme les scores de crédit ou les décisions judiciaires. « Nous devons exiger que les algorithmes critiques soient transparents ». Il a également proposé de changer le modèle économique des grandes entreprises technologiques, en passant de la publicité à un modèle payant qui garantirait la propriété des données personnelles aux utilisateurs. Enfin, il a insisté sur l’importance de l’éducation à la littératie numérique pour permettre aux citoyens de mieux comprendre les risques liés à l’IA et de développer des outils de vérification des faits. Cette éducation est essentielle pour doter les citoyens des compétences nécessaires pour naviguer dans un paysage numérique complexe et souvent trompeur.
En dépit de ce constat parfois sombre, Gerd Gigerenzer s’est montré optimiste quant à la capacité de l’humanité à reprendre le contrôle de son avenir numérique. « Je ne suis pas du genre à abandonner ». Pour lui, les citoyens et les gouvernements doivent agir pour construire un monde numérique où la technologie sert les individus plutôt que de les manipuler. Il a appelé à une mobilisation collective, impliquant tous les acteurs de la société, des gouvernements aux citoyens, pour instaurer des normes éthiques autour de l’utilisation de l’IA. Cela nécessite un engagement non seulement à informer et éduquer, mais aussi à réguler et à encadrer le développement technologique de manière responsable.
L’intervention de Gerd Gigerenzer a mis en lumière les défis et les opportunités liés à l’IA dans notre société. Il a appelé à une réflexion plus nuancée sur l’usage de ces technologies, rappelant que « parfois, le plus simple peut être meilleur ». Son message, à la fois avertissement et appel à l’action, résonne fortement dans un monde de plus en plus dominé par le numérique, nous incitant à rester vigilants et proactifs face aux avancées technologiques.

Quelques ressources additionnelles sur Gerd Gigerenzer et ses travaux, en particulier sur les thèmes de la prise de décision, des risques et des implications de l’intelligence artificielle :
The BVA Family, leader international dans les insights, la data & analytics, le conseil et les solutions SaaS de pilotage de la qualité est fier d’annoncer le lancement de Pixel.AI, une solution innovante développée en partenariat avec Fairgen, startup tech spécialisée dans l’intelligence artificielle générative, pour booster la qualité et la richesse des insights fournis aux clients.
Pixel.AI représente une avancée significative dans le domaine de l’analyse quantitative et constitue le dernier exemple en date de l’engagement du groupe The BVA Family en matière d’innovation technologique et d’excellence de nos solutions, consolidant ainsi sa position de leader dans le domaine des insights et du data analytics.
Cette solution représente 8 mois de développement conjoint entre les équipes R&D du groupe et la startup Fairgen. En exploitant des données synthétiques, cette solution innovante développée avec le plus haut standard de qualité sous la direction de Emmanuel Candes, Directeur du département de Data Sciences et statistiques à l’université de Stanford et conseiller scientifique de Fairgen, offre une analyse plus robuste et précise des sous-cibles au sein des études quantitatives. Grâce à l’IA, Pixel.AI prédit avec précision les réponses de segments restreints grâce à un entrainement sur des données existantes et représentatives, décuplant ainsi le volume d’analyse et renforçant la qualité des insights livrés à nos clients.

Les avantages de Pixel.AI sont multiples pour nos clients, à commencer par une ouverture du champ des possibles en matière d’analyse. Nous sommes fiers de cette solution développée par nos équipes R&D Data, en collaboration avec Fairgen, et éprouvée depuis plus de huit mois sur des projets pilotes avec nos clients. Pixel.AI incarne parfaitement notre engagement à fournir à nos clients des insights toujours plus précis et pertinents.
Emilie Boutes, Chief Innovation Officer de The BVA Family
The BVA Family est un groupe de services mondial aidant ses clients entreprises et du secteur public à prendre les meilleures décisions grâce à l’analyse prédictive des données et à des insights à forte valeur ajoutée. Partenaire de confiance de ses clients depuis plus de 50 ans, le Groupe innove en permanence en intégrant les dernières avancées technologiques en matière d’analyse de données et d’intelligence artificielle. Tout en respectant scrupuleusement les réglementations et les principes éthiques, l’entreprise explore et déploie à toutes les étapes de la chaîne de valeur, dans divers secteurs d’activité, une gamme diversifiée de technologies d’IA, allant de la génération de données à la prédiction.
L’innovation est profondément ancrée dans l’ADN du Groupe, avec un engagement permanent de nos équipes à repousser pour leurs clients les limites en matière d’insights, de data & analytics. Cet esprit d’innovation se manifeste à la fois par l’expertise tech & data science de nos équipes internes, ainsi que par des partenariats stratégiques avec des startups comme Fairgen, reconnue pour son excellence dans l’IA générative.
Philippe Carillon, Chief Executive Officer de The BVA Family

Pour plus d’informations sur Pixel.AI et les solutions innovantes proposées par The BVA Family, veuillez contacter Emilie BOUTES, Chief Innovation Officer et Stéphane MARCEL, Chief Growth Offcer du groupe.
À une époque où la solidarité revêt une importance cruciale, chaque action compte !
Nous vous convions à quitter symboliquement l’année 2023 à travers une expérience interactive élaborée par nos équipes. Cette expérience, que nous avons appelée « Escape Game for Good », vise à inaugurer un nouveau chapitre, plus engageant, plus solidaire, plus bienveillant.
MERCI à tous ceux et toutes celles qui y ont déjà participé.
Si vous aussi, vous souhaitez démarrer 2024 sous le signe de la générosité et de la solidarité, cliquez ci-dessous !
[Attention SPOIL ALERT] Si vous n’avez pas eu le temps de fouiller tous les recoins de la pièce, voici un petit récapitulatif des actions / données et insights cachés dans la carte interactive :
Nos équipes BVA BDRC, ESA Retail, Perspective and Alligator au Royaume-Uni, Etats-Unis et Australie ont obtenu en 2023 leurs certifications dans le cadre du projet The Carbon Literacy Project qui permet à chaque citoyen de se saisir de la question du dérèglement climatique et de savoir comment agir à son échelle.

La protection de l’environnement et la lutte contre les changements climatiques sont des sujets qui rythment l’actualité, entre impact sur l’économie et la société. Difficile de se faire un avis sur des sujets aussi techniques. C’est exactement le but des Fresques du Climat : sensibiliser en visualisant de manière concrète et ludique les causes et conséquences des changements climatiques, en se basant sur les données scientifiques du GIEC.
Proposé à l’ensemble des équipes, au total ce sont 110 collaborateurs et collaboratrices qui ont participé à des ateliers menés par Eugénie Noël, Responsable RSE The BVA Family et animatrice formée par l’association La Fresque du Climat. Cette démarche montre l’importance de la mobilisation collective pour lutter contre les changements climatiques, protéger notre planète et contribuer à un futur positif.

2,8 tonnes ! C’est le poids des 175 cartons de produits qui ont été collectés pour Le Foyer de Grenelle, association d’aide à l’insertion, avec l’aide de collaborateurs The BVA Family.

10 tonnes de produits ont été collectés pour La Croix-Rouge, avec l’aide de collaborateurs The BVA Family durant le week-end du 24 novembre 2023.

Les collaborateurs The BVA Family ont participé à une collecte de produits destinés aux mamans en difficulté et aux enfants de moins de trois ans pour l’association MaMaMa.

Les collaborateurs The BVA Family ont participé à un collecte de produits destinés aux personnes dans le besoin avec l’association Lion’s Club.

Nos équipes au Royaume-Uni ont été actives dans l’organisation d’événements de collecte de fonds tout au long de l’année pour diverses causes, notamment en faveur des victimes des séismes en Turquie et en Syrie, ainsi que pour des organisations caritatives telles que Comic Relief, Lives not Knives et Crisis.

34 000€ : c’est la somme que nos équipes BVA Doxa ont levée pour la Fondation Mission Bambini qui soutient des projets en faveur d’enfants et d’adolescents dans le besoin.
Perspective s’engage aurpès de WIRe (Women in Research) pour promouvoir et encourager les contributions des femmes dans les métiers du Market Research, notamment dans les marchés économiquement défavorisés ou en conflit.


Nos équipes ont participé en avril 2023 à la course caritative « Tough Mudder » à Londres afin de collecter des fonds pour l’association Meeting Needs soutenue depuis plusieurs années par BVA BDRC.

Alligator s’est associé à Edelman et au Child Poverty Action Group (CPAG), une organisation caritative basée au Royaume-Uni œuvrant contre la pauvreté infantile et plaidant pour les droits des enfants. L’objectif était de mettre en lumière les conséquences significatives de la pauvreté infantile sur la santé physique et mentale des enfants, leur éducation, ainsi que leur perception d’eux-mêmes et de leur avenir.

Depuis 2018, nos équipes de BVA Xsight soutiennent avec fierté la Fondation Le Refuge, qui assiste depuis 20 ans les jeunes LGBT+ vulnérables confrontés à une rupture familiale.

Pour accompagner la réflexion autour de la transition écologique, nos équipes BVA Xsight ont réalisé pro bono une enquête intitulée « Des Récits et des Actes » pour Place To B, en partenariat avec l’ADEME, axée sur les enjeux climatiques et sociétaux ainsi que sur les moyens d’action.

Fidèles à notre mission, nos équipes PRS IN VIVO en France ont apporté leur expertise en réalisant une étude novatrice pour l’Agence du Don en Nature et La FEBEA (Fédération des entreprises de la beauté), confirmant l’importance de ces produits dans la vie quotidienne des personnes en situation précaire, non seulement pour répondre à des besoins vitaux et fonctionnels, mais aussi pour l’estime de soi et les relations avec autrui.

Nos équipes BVA Nudge Consulting ont mis à profit leur expertise en sciences comportementales pour accompagner Make.org, une organisation indépendante visant à impliquer les citoyens et à mobiliser la société civile pour transformer positivement la société. Cette collaboration a abouti concrètement au développement d’un « clavier anti-haine » destiné aux enfants et aux adolescents pour lutter contre le cyberharcèlement.
La très grande majorité des Français sont inquiets face à la multiplication des évènements climatiques extrêmes (79%).
86 % des Italiens estiment que le réchauffement climatique constitue une menace sérieuse pour l’avenir de la planète.
Source : Enquête sur le changement climatique de WIN, 2022 (BVA Doxa pour les données en Italie)
Selon une étude internationale sur les voyages et l’hospitalité réalisée par BVA BDRC, un tiers des voyageurs sont d’accord pour payer davantage pour des produits et services durables.
Deux tiers des Européens (68 %) considèrent que la transition vers une économie sobre en carbone ne peut se faire que si l’on s’attaque en même temps aux inégalités
Source : étude BVA Xsight 2023 pour la Banque Européenne d’Investissement – EIB
Les sciences comportementales peuvent aussi être mobilisées pour accompagner les projets au service du développement durable et des économies d’énergies.
Découvrez ci-après un cas pratique avec le Ministère de l’Energie du gouvernement d’Abu Dhabi
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